Un pas vers la protection du droit des enfants

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Geneviève Favreau, vice-présidente du Club de l’Université d’Ottawa pour les droits de l’enfant

Gfavr079@uottawa.ca

Les mots « souvenirs d’enfance » riment souvent avec « douceur, insouciance et bonheur ». Lorsqu’on parle de droits d’enfants qui sont bafoués, des images d’enfants rachitiques du tiers monde nous viennent en tête. Alors pourquoi une association qui voudrait œuvrer pour les droits des enfants au Canada? N’y a-t-il pas mieux à faire ailleurs? Malheureusement, notre pays est loin d’être un exemple en ce qui a trait à la protection des droits de nos plus jeunes.

Le 11e bilan d’UNICEF concernant le bien-être des enfants dans les pays riches place le Canada au 17e rang sur les 29 pays industrialisés étudiés dans le présent bilan. Le rapport se basait sur 5 catégories : le bien-être matériel, la santé et la sécurité, l’éducation, les comportements et les risques, ainsi que le logement et l’environnement. Nous sommes au 27e rang en matière de santé et sécurité, ce qui est extrêmement inquiétant. De plus, les enfants canadiens ont eux-mêmes été interrogés sur leur niveau de bonheur et ils comptent parmi les moins heureux, la compilation de leurs réponses les hissant au 24e rang.

Ces données signifiantes du niveau de vie des jeunes canadiens, sont alarmantes. Certes, nous avons signé la Convention internationale des droits de l’enfant, mais sans aucune loi pour l’intégrer au pays, elle est malheureusement inefficace. Il n’existait aucune organisation canadienne visant à œuvrer pour les droits des enfants au plan national, jusqu’à temps que deux jeunes étudiantes en droit, une à l’Université de McGill (Candace Pollack) et l’autre à l’Université d’Ottawa (Marie-Ève Paquette), ne prennent l’initiative de créer l’Association étudiante canadienne pour les droits de l’enfant. Cet OSBL a été enregistré sous la loi fédérale en septembre dernier. Un peu à la manière d’Amnistie Internationale, cette association vise l’implantation de clubs dans les universités pour valoriser la protection de ces droits et sensibiliser la population. Ainsi, le Club des droits de l’enfant de l’Université d’Ottawa, auquel vous avez acheté des pâtisseries le 7 novembre dernier, compte parmi les premiers qui sont sous la bannière de cette association prometteuse (incluant celle de McGill).

Nous avons plusieurs projets devant nous et votre générosité lors de la vente nous a grandement permis de mettre du vent dans nos voiles. Tout d’abord, nous désirons créer des ateliers pour aller informer directement les enfants sur leurs droits dans les écoles primaires et secondaires. Aussi, nous voulons informer les professeurs, présents et futurs, sur les droits qu’ont les enfants, en instaurant des conférences dans les facultés d’éducation. Un projet concernant des prix décernés aux gens œuvrant pour la cause est aussi dans notre mire.

Pour finir, la triste situation des enfants canadiens est la raison même de la création de l’Association étudiante canadienne pour les droits de l’enfant. Un immense merci à tous ceux qui nous ont appuyé lors de notre première campagne de financement et en espérant avoir convaincu les sceptiques à participer aux prochaines…

Crédit photo: Bajstock

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