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Prévention et situation d’itinérance

Concours de rédaction 2020-21

Prévention et situation d’itinérance

CONTEXTE ET JUSTIFICATION 

Depuis de nombreuses années et bien avant la COVID 19, la situation retraçant les inégalités à travers le monde était déjà remarquable et s’est accentuée au fil du temps, et se justifiait par des statistiques hallucinant au cours de ces deux dernières décennies. Le taux de pauvreté s’est émancipé sans frein. Cette situation tragique et de misère a embrasé la majorité de la population de la terre et n’a laissé personne sans mot. 

Au regard de cette réalité, plusieurs États à travers le monde se sont réunis autour d’une table ronde dans le cadre de l’organisation des Nations Unies. De ces échanges entre les pays souverains, plusieurs résolutions ont été prises, dont celle relative à l’accélération de la mise en œuvre des objectifs du développement durable en 2015.

Il y avait également un délai de rigueur qu’il fallait considérer, avec mission ultime de réduire cette tragédie inégalitaire sur la planète d’ici 2050. Le premier signal était de trouver des solutions viables aux problèmes qui rongent la société dans toute sa diversité d’ici 2030.

Pendant la mise en œuvre de ce projet, le pire est de constater que le refus d’annuler les mesures barrière au cours de la crise de la covid-19 aura occasionné une forme de misère et d’abandon social chez les itinérants, et serait soutenu par les gouvernements réunis aux Nations Unies sous injonction de l’O.M. S. Fruit du bricolage juridique et de la pérennisation accrue de l’inégalité sociale, ainsi symbolisant la discrimination. 

Chose étonnante, le programme des Nations pour le développement renchéri que dans les pays en voie de développement, les inégalités se sont creusées de 11 pourcents en tenant compte de la croissance de la population. Ces disparités grandissantes sont des appels à l’action à l’heure de la covid-19

Il s’avère indispensable d’implémenter et d’adopter des mesures saines afin d’autonomiser la tranche inferieure de la population touchant un faible revenu et de favoriser l’intégration économique de tous, sans discrimination aucune, indépendamment de leur sexe, de leur race ou de leur appartenance ethnique. 

Il se constate, à travers sa pratique, que la justice sociale semble ne pas intégrer une approche basée sur l’amélioration, la régulation et la surveillance des institutions financières, d’encourager l’aide au développement et les investissements directs au profit des régions où les besoins sont les plus grands en ces temps incertains de la covid-19.

INTRODUCTION 

La pandémie de coronavirus (Covid-19) continue d’affecter gravement la santé publique et de provoquer des perturbations sans précédent dans les économies et les marchés du travail. Il importe de nous rappeler que conformément aux conseils de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de nombreuses mesures ont été prises à travers le monde pour contenir la propagation du virus. Les gouvernements ont mis en place des mesures qui vont de la distanciation physique, des restrictions, à la liberté de circulation, la fermeture d’entreprises et de commerces non essentiels au confinement de villes entières dans différentes régions du monde. Ces mesures prises par les gouvernements ont évolué avec la pandémie. 

Chacun de nous se rappelle que ses mesures sanitaires adoptées par les autorités en réponse à la pandémie de Covid-19 ont frappé le monde de plein fouet, emportant des vies humaines et plongeant les économies nationales dans une profonde récession comparable à celle qui a été enregistrée au lendemain de la seconde guerre mondiale. 

L’image de marque que le Canada a construite durant cette pandémie mérite une reconnaissance considérable. Aussi, il s’avère autant bien que, les autorités ont réussi à contenir la propagation de la dite pandémie, notamment grâce aux mesures sanitaires précitées, lesquelles ont malheureusement créé des victimes parmi les populations itinérantes, qui se considèrent comme n’ayant pas été prises en compte, lors de l’adoption des mesures sanitaires précitées, lesquelles auraient été exécutées sous l’œil vigilant du pouvoir judiciaire, qui est constitutionnellement  investi de la mission de veiller au respect des droits et libertés de personnes, sans distinction aucune. 

Mais qui sont les itinérants ? comment ont-ils été préjudiciés par les mesures sanitaires susmentionnées ? et que devrait faire le pouvoir judiciaire pour prévenir la survenance de ces préjudices, dont les itinérants prétendent souffrir ? 

En effetles itinérants, sont des personnes sans domicile fixe, qui vivent généralement dans la rue, ou ils font l’aumône, en tendant la main aux donateurs ou philanthropes qui passent. 

Par moment, ils sont pris en charge par des centres communautaires, qui leur offrent des services sociaux de base, en leur donnant nourriture et vêtements, ainsi que les soins de santé primaires. 

Mais la misère des itinérants va s’aggraver avec l’arrivé du Coronavirus, que les autorités vont préventivement combattre au moyen des mesures barrière telles que le confinement, la distanciation physique, le port obligatoire des masques ainsi que la fermeture de divers établissements comme les écoles et universités, les restaurants et les magasins, etc…. 

Ainsi, en confinant les populations, les itinérants sont donc privés de donateurs. Ils doivent désormais compter uniquement sur les centres communautaires, qui ont fermé pour la plupart, excepté quelques-uns dont les services ont été substantiellement réduits. 

De ce fait, ils basculent misérablement dans la galère. Ils passent des journées entières sans trouver même un sou. Terrassés par la pauvreté.

La justice sociale qui vise à mettre un terme à la pauvreté et à la malnutrition sous toutes ses formes rencontre un sérieux problème dans la vie quotidienne. Les plus vulnérables qui sont supposés avoir accès à une alimentation suffisante en quantité et en qualité tout au long de l’année sont marginalisés.  Certains vont mourir faute de nourriture. D’autres, qui pouvaient encore tenir, ont décidé d’envahir les ordures, espérant trouver de quoi mettre sous la dent. Mais comme les rues, les poubelles sont également vides, elles n’ont pas reçu les déchets des ménages, qui gaspillent de moins en moins depuis la fermeture des magasins. 

Les itinérants, sont partout évités :  les magasins, les refuges, les hôpitaux, et toute autre structure restée opérationnelle. Ils ont développé un sentiment de désintéressement provoqué par le rejet dont ils sont l’objet. 

A ce sujet, lors de l’enquête exclusive reprise dans un des magazines d’informations américaines, l’un d’eux dira, « être itinérant n’est pas une maladie. Quand je marche sur les rues avec mon sac à dos, les gens m’évitent. C’est insultant. Dans mon sac dos, j’ai ma maison, pas le covid » 

La description de cette situation alarmante, démontre à suffisance, que les populations itinérantes n’ont pas été prises en compte lors de l’adoption des mesures barrières par les autorités, en réponse à la pandémie de Covid-19.  Il s’agit de mesures ayant engendrées des effets économiques, sociaux et sanitaires dévastateurs à travers le monde. Des centaines de milliers de vies ont déjà été perdues et la fin de la crise n’est pas encore en vue.  

Devant un constat aussi sombre que celui-ci, il revenait donc au pouvoir judiciaire de prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des droits et libertés des itinérants. A titre illustratif, le pouvoir judiciaire pouvait annuler les mesures barrières dont il est question, en demandant aux autorités administratives qui les avaient adoptées de les reformuler, en tenant compte de la situation particulière des populations itinérantes. Donner à tous, partout dans le monde, l’aide dont ils ont besoin pour se sortir de la pauvreté sous toutes ses formes est l’essence même du développement durable. La justice sociale doit se concentrer sur l’élimination de la pauvreté par le biais de stratégies interdépendantes, y compris le développement de systèmes de protection sociale, des emplois décents et le renforcement de la résilience des pauvres. 

Mais le pouvoir judiciaire a brillé par un mutisme coupable en laissant exécuter lesdites mesures ce qui a provoqué l’injustice sociale au préjudice des itinérants, qui méritent d’être protégés, en vertu des inégalités sociales énoncé dans la déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que dans la Charte canadienne des droits et libertés aux articles 17,18,19,20 et 23. 

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