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Le changement climatique, un phénomène réel et présent

Il s’agit d’une histoire sans fin et répétitive. Inquiets, consternés et apeurés, les lecteurs de ce récit recherchent un certain espoir. Un espoir que les gens s’immobilisent face à cette bête noire qui nous hante depuis plusieurs années. Certains n’osent pas mentionner cette bête noire. Certains en sont convaincus de sa présence réelle. Une chose est certaine, la bête est de retour et elle est inévitable.

Il est maintenant temps d’affronter le monstre que nous avons créé, le réchauffement climatique. 6 698, 10 000 et 80 000… Ces nombres, très élevés et en croissance, représentent la surface en kilomètres carrés qui s’est vue détruite par les feux de forêt en Californie, au Brésil et en Australie, respectivement. Il ne s’agit plus d’une « saison » de feux de forêt. Une « saison » n’a pas une si longue durée. Ces feux, difficiles à contrôler, n’entraînent pas seulement la perte d’une simple forêt, mais d’écosystèmes complets qui abritent des millions d’animaux.  Bien que plusieurs autres facteurs contribuent aux feux de forêt en pleine émergence, notamment la mauvaise gestion des forêts, il ne faut surtout pas ignorer ce que nous ignorons depuis des décennies. En effet, professeur à l’Université de Tasmanie, David Bowman affirme que « le changement climatique est l’accélérateur » des feux de forêt.

Ce réchauffement planétaire n’est-il qu’un phénomène hors de notre contrôle qui ne s’explique pas ? Ce n’est pas le cas. L’activité humaine en est la cause. Les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, causées notamment par la déforestation et l’utilisation de combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon et le gaz naturel, ne cessent d’augmenter et la planète Terre ne cesse de s’épuiser. Si je vous disais qu’une grande partie de la population canadienne n’a jamais vécu un climat « normal » au Canada… Est-ce que vous le saviez ? En effet, au Canada, depuis 1998, le climat devient de plus en plus chaud. Encore plus inquiétant, des organismes internationaux de recherche, après de longues études, ont déterminé que la planète entière se réchauffe depuis plus d’un siècle. Nous sommes maintenant dans une nouvelle décennie ou, comme l’affirme la jeune militante écologiste Greta Thunberg, nous sommes maintenant dans une « décennie qui va définir notre avenir ».

Du 2 au 13 décembre 2019, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP25 a eu lieu au Chili à la suite du Sommet Action climat ayant eu lieu à New York, le 23 septembre 2019. Bien qu’en date de ce Sommet, quelques objectifs visant la lutte contre la crise climatique imprégnaient la conduite des États, l’ONU était dans l’obligation de prendre des mesures d’urgence. La fonte accélérée des glaciers, les périodes de sécheresse, les feux de forêt, un climat anormal, le réchauffement des océans ont sans doute soulevé cette inquiétude mondiale. L’Accord de Paris de 2015, signé par plus de 190 pays, dont le Canada, avait déjà fixé l’objectif de maintenir l’augmentation de la température moyenne de la planète en dessous de 2˚C et, si possible, en dessous de 1.5˚C. Il s’agissait plutôt d’une mesure surestimant les actions des États, des villes et municipalités, des compagnies pétrolières et des individus pour lutter contre le changement climatique. En effet, entre 2015 et 2019, nous avons vécu la période la plus chaude jamais enregistrée. Nous sommes en voie d’atteindre une augmentation de température de 3 ˚C à 4 ˚C. Pour sa part, le Sommet Action climat du 23 septembre 2019 avait comme mission de rappeler aux pays l’importance de nos actions dans l’année à venir. Il s’agit d’une année cruciale qui déterminera l’avenir des générations futures. Finalement, la Conférence des Nations Unies sur les changement climatiques, en décembre 2019, portait sur la réalisation de l’Accord de Paris de 2015. Cette conférence n’a pas fait l’unanimité parmi les écologistes et les environnementalistes. « Aucune ambition au niveau politique », « un énorme gouffre entre ce qui a été discuté et ce qui était réclamé dans les rues », « déçu des résultats de la rencontre » sont quelques critiques des environnementalistes face à cette conférence. Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris en 2020, la réticence de l’Australie, l’Arabie-Saoudite et le Brésil et l’inaction de la Chine et de l’Inde – cinq pays clés dans la diminution des gaz à effet de serre -, et l’absence de consensus des États quant aux enjeux préoccupant la population mondiale, rendront difficile la réalisation de l’objectif ultime, soit contrer l’augmentation de la température moyenne de la planète. Nous devons attendre la prochaine conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, soit La Conférence de Glasgow en 2020, afin de connaître les mesures concrètes et les engagements des États face à ce changement climatique qui ne cesse de s’accélérer.

Malgré tous ces faux espoirs, les environnementalistes, les écologistes, les étudiants, les organisations internationales, et tous ceux souhaitant un avenir plus « vert », ne se découragent pas et poursuivent leurs manifestations au cours d cette année 2020, dite cruciale.

Par Sarah Ladouceur

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