Échec et Mat

Un des sujets les plus discutés depuis les deux dernières semaines est l’élection présidentielle américaine. Les Américains avaient la tâche d’élire la personne qui deviendra une, et même pour certains, la personne la plus puissante du monde. Samedi dernier, l’Associated Press a confirmé la victoire au démocrate Joe Biden. Il y a quatre ans, les Américains ont décidé de remplacer Barack Obama,  une figure emblématique des États-Unis, par l’homme d’affaires Donald Trump. S’ensuit alors une fête de fake news, de mensonges, de racisme, de sexisme et de suprématie blanche. Tout au long de son mandat, Trump a fait la une pour ses propos diffamatoires et discriminatoires. On peut notamment préciser qu’il a été élu en faisant la promotion de son fameux mur entre les frontières américaines et les frontières mexicaines. À travers ses déboires politiques, Trump est un homme qui a enfreint la loi américaine à plusieurs reprises, mais son statut d’homme le plus fort au monde lui a épargné plusieurs poursuites judiciaires.  

Le mandat de Donald Trump commence en force et en fraude. En effet, dès les premiers mois, il renvoie le directeur du FBI parce qu’il ne voulait pas abandonner son enquête sur la relation entre Trump et la Russie lors de l’élection. Juste avant d’être élu président, Trump fait affaire avec la Russie pour trouver des courriels dans la boîte de réception de sa rivale, l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton. Selon les lois fédérales, il est interdit de faire affaire avec des forces nationales étrangères pour les campagnes électorales. En 2020, Trump suspend une aide militaire d’une valeur de 400 millions de dollars à l’Ukraine jusqu’à temps que l’Ukraine ne l’aide pas à trouver des informations discriminant Biden et son fils, action qui lui a valu sa destitution. On pourrait aussi rapidement penser à son abus de pouvoir constant, ses conduites politiques négligentes, ses persécutions politiques à l’égard de ses opposants, ses attaques à la liberté de presse, ses violations des droits humains des immigrants et la violation de lois fiscales lors de campagne électorale. 

Trump est une personne qui se pense supérieure aux autres et il a à plusieurs reprises discriminé plusieurs groupes de sa population. Tout d’abord, les commentaires que Trump tient à l’endroit des femmes sont tout à fait sexistes. On peut facilement se souvenir de sa fameuse phrase « grab ‘em by the p*ssy ». Il a aussi fait plusieurs remarques sur les Noirs. En effet, lorsque le mouvement Black Lives Matters a refait surface de façon nationale en juin passé, Trump a fait envoyer les troupes militaires dans plusieurs États. Il a qualifié les manifestants de terroristes et de « thugs ». Il a aussi à plusieurs reprises qualifié les personnes blanches comme des personnes ayant de meilleures gênes. Lors du scandale à propos de la suprématie blanche, il n’a jamais démenti ses paroles. Ne rien dire est parfois pire que dire quelque chose, et c’est un des seuls moments de son mandat où il a préféré ne rien dire. Il a aussi propagé un discours discriminatoire envers les personnes asiatiques en faisant référence à la COVID-19 comme étant le « Chinese virus ». Ses politiques d’immigration sont basées sur la xénophobie. En 2017, lors de son premier mois à sa présidence, il a restreint les entrées aux États-Unis en provenance de sept pays majoritairement musulmans. En bref, il est facile de qualifier Donald Trump de raciste et de sexiste. Cette discrimination, même si elle n’a pas été rapportée devant les tribunaux, en est une entrave extrêmement grave pour toutes les personnes et groupes ethniques visés. En effet, en se basant sur les lois nationales ou sur les lois internationales, aucune personne n’est en droit de se faire discriminer d’une telle façon. 

Pour plusieurs, l’élection de Biden, et particulièrement de Mme Harris, est un souffle d’espoir dans un pays qui est extrêmement divisé. En effet, Kamala Harris est tout d’abord la première femme à avoir du pouvoir dans cette Maison-Blanche. Étant la première femme à occuper le poste de vice-présidente, les droits de la femme vont prendre une importance durant le mandat Biden-Harris. De plus, c’est la première femme vice-présidente noire. Étant une femme noire, Mme Harris est dans une position idéale pour unifier les Américains et militer en faveur de l’inclusion. Pour sa part, Biden est un politicien idéal pour assurer la présidence. En effet, il a été vice-président lors des mandats d’Obama. Il fait partie du monde politique américain depuis plus de 45 ans. Il connaît donc très bien les enjeux politiques, économiques et sociaux des États-Unis. Espérons seulement que les promesses faites lors de la course à la présidence deviennent des actions concrètes afin d’unifier les Américains.