ZOOM SUR LA FACULTÉ : Rencontre avec Yves Le Bouthillier, professeur à la Section de Common Law.

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Cynthia Malouin

cmalo054@uottawa.ca

Pour les étudiants intéressés en droit international de l’environnement, en droit international public ou encore en droit de l’immigration et des réfugiés, Me Le Bouthillier s’avère être une référence en la matière. Le Flagrant Délit a eu l’occasion de s’entretenir avec ce professeur diplômé de l’Université d’Ottawa pour effectuer un survol de ses nombreux accomplissements.

Cet enseignant originaire de Moncton, Nouveau-Brunswick, a commencé ses études en science politique. C’est en 1981 qu’il décida de venir étudier le droit en s’inscrivant au programme de Common Law en français à l’Université d’Ottawa. Quelques années plus tard, Me Le Bouthillier partit faire ses études supérieures en droit international à Paris, où il a eu la chance de rencontrer plusieurs professeurs qualifiés en droit international, ce qui a confirmé son intérêt pour ce domaine.

C’est au côté de John Nelligan, co-fondateur du cabinet Nelligan Power, renommé aujourd’hui Nelligan O’Brien Payne, que Me Le Bouthillier a fait son stage. Ce fut pour lui une chance incroyable de s’impliquer dans des dossiers d’envergure et d’approfondir ses connaissances en tant que juriste.

Ce n’est que peu de temps après que l’Université d’Ottawa a contacté Me Le Bouthillier pour lui demander si ce dernier aimerait venir enseigner. C’est à partir de ce moment que sa carrière de professeur a commencé.

« La richesse de cet emploi comme enseignant est d’avoir la possibilité de partir pour approfondir ses connaissances et de revenir avec de nouvelles expériences, ce qui est enrichissant non seulement pour l’individu, mais pour l’établissement également. »

En effet, Me Le Bouthillier a été approché à plusieurs reprises afin d’occuper des postes au sein de divers organismes. Il a été, entre autre,  vice-président au Conseil canadien de droit international, responsable de projets en droit de la personne à l’Agence de la Francophonie à Paris en plus de travailler pour le Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada en tant qu’universitaire. Il a également siégé sur le Conseil des Gouverneurs de la Commission du droit de l’Ontario. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une liste exhaustive, on ne peut oublier son passage de vice-doyen au programme de Common Law en français de 2002 à 2005.

Aujourd’hui et depuis quelques années, il est directeur de l’Académie du droit de l’environnement de l’UICN. Le secrétariat est d’ailleurs établi à l’Université d’Ottawa depuis 2006. L’Académie du droit de l’environnement met beaucoup d’accent sur l’enseignement et la recherche au niveau universitaire. Plus de 187 universités à travers le monde en sont membre.

 « L’Académie de l’UICN joue un rôle crucial en permettant aux chercheurs et aux experts d’échanger sur la recherche de pointe en droit environnemental et en matière de politiques. »

Pour les intéressés en droit de l’environnement, le Flagrant Délit a demandé quelles sont les perspectives d’emploi dans ce domaine. Selon Me Le Bouthillier, il s’agit d’un domaine très semblable au droit international. On y trouve certainement de l’emploi au gouvernement, dans le domaine municipal, dans des organisations internationales ainsi qu’au  privé. « Les gens qui poursuivent leur passion, qui excellent dans leur domaine et persévèrent, peuvent certainement se placer. »

Dans ses projets à court terme, on retrouve celui des lectures essentielles reliées au droit de l’environnement. Ces lectures regrouperont une série de sujets émis par des experts de partout dans le monde. L’Académie du droit de l’environnement a demandé à ces derniers de regrouper 12 textes, décisions, qu’ils jugent essentiels dans leur domaine de compétence. Il s’agira d’un précieux outil pour les gens débutant en droit de l’environnement. Celui-ci devrait être disponible sur le site de l’Académie dès 2014.

Finalement, Le Flagrant Délit lui a demandé quel conseil il aimerait donner aux étudiants de droit. Voici sa réponse :

« Le droit ouvre la porte à plusieurs possibilités. Il est important de suivre ses passions et faire quelque chose qu’on aime. Aussi, profiter de cette période à l’Université pour prendre des cours qu’on n’aurait pas pensé prendre, car ceci peut nous amener à découvrir un nouveau domaine et même exceller dans ce dernier. Profiter de cette période pour échanger avec nos collègues, faire des liens, car certains dureront peut-être toute une vie. À la fin des études, ne pas hésiter à renouer avec la Faculté pour partager ses connaissances. Finalement, plusieurs services sont offerts par l’Université, il ne faut pas hésiter à en profiter. Et bien sûr, faire ses études avec sérieux… c’est un incontournable! »

Pour plus d’information sur l’Académie du droit de l’environnement de l’IUCN : http://www.iucnael.org/

 Crédit photo: Université d’Ottawa

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1 Comment

  1. Le Bouthillier is a lyer. He once said the he studied civil law. Wrong : his licence is only in common law. International law (his superior field of study) is exclusively based on civil law: that’ why.

    In matters of law of property so-called common law in so-called french is absolutely hatable. Me Sonia Ouelette of the AJEFO once said that Jos. Roach is the worst teacher she ever had : she is right. While the civil code is bilingual and symmetrical, so-called common law in so-called french in matter of property is a catastrophe, as bad as the Lac Megantic disaster. Its terminology does not match the english one, makes no sense and was meant to precipitate the breakup of the province of New-Brunswick like Bosnia-Herzegovina. This by itelf explains the nationalist and obsessive hatred of Bastarache (the guru of so-called common law in so-called french) against Quebec and against the anglophone canadians. His nomination to the Supreme Court was a critical mistake. Le Bouthillier suffers from the same complexes.
    The Quebec civil code and its Quebec mixed law system remains sole bilngual law system in Canada and the english language remains our sole bi-juridical language.

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