Toujours plus près de la légalisation

La légalisation de la marijuana suscite présentement un grand débat au Canada. La population ainsi que les politiciens sont partagés sur la question. Les effets néfastes sont indéniables, mais sont-ils sévères au point de rendre légitime une loi qui prohibe ce que plus de 12% de canadiens âgés entre 15 et 65 ans consomment? Il s’agit de plusieurs millions des contribuables qui tombent dans l’illégalité pour un comportement qui est difficilement qualifiable comme étant plus néfaste que l’alcool sur le plan social, médical et économique.

Selon un sondage mené par Angus Reid Global, 60% des canadiens seraient en faveur d’une loi pro-marijuana. En effet, l’image de la consommation de cette plante a beaucoup changé dans les dernières décennies. La démonisation qu’a connu auparavant la substance n’est plus une réalité de nos jours. L’opinion du Législateur, si l’on veut, ne reflète plus celle de la population. Sans besoin de vous dire à quel point cela cause un problème fondamental, il est tout de même important d’analyser la situation sous d’autres angles.

Plusieurs études font des liens entre la consommation de cannabis et différents types de troubles mentaux, le plus récurrent étant la psychose. Certes la substance a beaucoup changé au fil des années. Les moyens technologiques de production font en sorte que le pourcentage de molécule active soit multiplié. Par contre, les troubles mentaux ne sont présents que dans un faible nombre d’utilisateurs et il a été jusqu’à présent difficile de déterminer précisément si c’est l’utilisation-même qui a causé le trouble psychologique ou si elle n’a fait qu’aggraver un problème préexistant. Au même titre, une personne atteinte de problème de foie ou de diabète devrait s’abstenir de consommer de grandes quantités d’alcool et nous ne saurions prétendre impérativement que l’alcool, en modération, est l’unique responsable de ces problèmes de santé.

Les avantages économiques qu’entraînerait la légalisation sont une facette que nous ne pouvons ignorer. L’État dépense de grandes sommes d’argent pour combattre la production et la vente de marijuana. Non seulement ces dépenses pourraient être considérablement réduite, mais la perception de taxes sur la vente du produit apporterait à L’État une très belle somme comme il a été le cas au Colorado où le gouvernement a perçu près 77 millions de dollars en 2014.

Malgré tous ces arguments, il reste que l’idéal serait une société dans laquelle la consommation de cannabis est maintenue à un minimum. Malheureusement, je suis d’avis que le point de non-retour a été atteint et que la légalisation est devenue un mal nécessaire pour gérer la réalité canadienne le plus efficacement possible. Mais non sans des programmes de sensibilisation plus présent, et ce particulièrement dès un jeune âge. Il ne reste qu’à voir comment les politiciens règleront l’affaire.

Paolo Tana-Chirico
ptana063@uottawa.ca

Author: Administrateur

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