Michelle Phan se fait poursuivre pour violation du droit d’auteur

Michelle Phan est une vedette de YouTube qui a été rendue populaire en faisant des tutorats de maquillage. Elle a, à ce jour, environ 7 millions d’abonnés sur YouTube. Sa première vidéo date de mai 2007 et sa vidéo la plus populaire a plus de 56 millions de « vues » sur YouTube.

En mars 2014, Michelle Phan reçoit une injonction de cessation de la part d’ « Ultra Records », une maison de disque populaire qui s’occupe d’artistes comme Kaskade, Deadmau5 et Calvin Harris. « Ultra Records » demande à Michelle Phan de cesser d’utiliser leurs chansons dans ses vidéos YouTube.  En juillet 2014, « Ultra Records » lance une poursuite contre Michelle Phan.  Celui-ci prétend que  Mlle Phan utilise les chansons de leurs artistes dans ses vidéos YouTube sans leur permission. « Ultra Records » demande 150 000 $ pour chaque infraction que Mlle Phan a commise, c’est-à-dire pour chaque fois que celle-ci a utilisé une chanson dans un de ses vidéos et dont les droits d’auteurs appartenaient à « Ultra Records ».

Le 17 septembre 2014, Mlle Phan a répondu aux allégations en lançant sa propre poursuite contre « Ultra ». Mlle Phan allègue qu’en juillet 2009, elle a contacté Jason Kilgore, le gestionnaire des médias chez la maison de disques « Ultra Records » pour demander la permission d’utiliser une chanson de l’artiste Kaskade dans une de ses vidéos. Elle a assuré à Kilgore qu’elle citerait le nom de l’artiste ainsi qu’un hyperlien pour l’achat de la chanson sur iTunes. Jason Kilgore a donné la permission à Mlle Phan d’utiliser cette chanson ainsi que d’autres chansons. Il l’a remercié plusieurs fois d’avoir encouragé les artistes d’ « Ultra Records » et l’a assuré que si YouTube réclamait une chanson de la part de « Ultra », il allait leur donner sa permission aussi. Kilgore a aussi envoyé des trousses promotionnelles de musique à  Mlle Phan pour la remercier.

Pendant cinq ans, tous s’est bien passé entre Mlle Phan et « Ultra Records ». Mlle Phan utilisait les chansons et « Ultra Records » recevait en échange de la publicité gratuite. Maintenant, « Ultra Records » ne veut plus rien savoir de Mlle Phan. Un artiste de « Ultra », Kaskade, a exprimé son soutien pour Mlle Phan en disant sur Twitter «  Copyright law is a dinosaur ill-suited for the landscape of today’s media ». Il est certain qu’un conflit comme celui-ci n’est pas facile à résoudre et que chaque partie aura sa propre version à raconter.

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Claudia Lasry

clasr012@uottawa.ca

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